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DIEU, L'UNIVERS, LA NATURE

Brama est le plus ancien des dieux connus:

entièrement fabriqué par les Brames, qui pour marquer sa force, lui donnèrent une multitude de bras armés de glaives, de flèches, de haches etc., qui, pour marquer sa puissance divine,

garnirent sa poitrine de six-huit mamelles appelées à nourrir sa création comme les armes devaient la défendre, nous ne savons contre qui, puisqu'il était libre de lui éviter tout danger.….

Ils lui accordèrent de s’incarner sous toutes les formes possibles afin de prouver qu'il peut être aussi bien les formeset les êtres desa création qu'il en est l’auteur. Cela devient du pur panthéisme: les Brâmes ne se contentèrent pas d’avoir créé un tel Être, ils voulurent en écrire l’histoire, et codifier les lois qu'il imposa à son œuvre. Ces livres pleins de choses les plus drôlatiques, existent encore en nos jours entourés du respect de sept cent millions de Croyants! Respect fanatique qui attriste le penseur qui n’admet que sur preuves les sujets de ses études!

Un autre Dieu fut créé par la nation juive; Dieu que les chrétiens lui ont volé n'ayant pas sans doute l'intelligence de telles créations... Ge Dieu est celui de la bible, que nous connaissons (ou ne connaissons pas, tellement elle est inexpli-

cable), Dieu produit nous ne savons par qui ; venant nous ne savons d’où, et faisant nous ne savons quoi? Composé d’une substance dont nous ignorons la source, ayant tiré de cette substance (dont nous ne connaissons pas encore aujourd’hui la nature) tout ce que voient nos yeux et ce qui tombe sous nos autres sens.

[1 a suffi à ce Dieu (selon la bible dont nous

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parlons)de dire: homme sois, pour que l’homme fût... il en agit ainsi envers l’insecte comme envers la baleine; envers le lichen comme envers le boabab, envers le grain de minerai comme envers l'Hymalaya. Chaque parcelle de son œuvre est une parcelle de son Être, dit ce livre, puisqu'elle Est par sa parole, et que celle-ci est en lui’ là encore nous nous retrouvons en plein panthéisme.

Getle histoire répond à l'intelligence de ceux qui l'ontécrite, elle subjugue, dit-on, en nosjJours deux cent millions de croyants, dont les moins enthousiastes ne sont pas les plus sots des hommes : les Anglais, les Américains, les Prussiens se distinguent dans l’appréciation,. le respect et la défense de telles balourdises que celles contenues dans ce livre, livre qui, pour eux, est sacré, et sur lequel il faut prêter serment pour déposer en justice: ce qui est pénible d'admettre par le sage penseur, et ce qu'il est imbécile d'imposer aux fourbes !

Le Dieu de la bible, emprunté au Bramisme, n'est pas,Comme forme, aussi croquemitaine que Brama... il porte la forme humaine: il ade la barbe et des cheveux comme nous: mis en robe, sans traine Comme en ont nos lorettes, il n’est ni trop grand ni trop petit, ni trop maigre ni trop gras: On ignore s’il est de couleur blanche ou de couleur noire. dans l'incertitude on l’a fait bistré.. les prêtres, ses représentants, le font Esprit et matière. fluide et éther.…. invi-

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sible et visible, étant tout et n'étant pas plus là qu'ailleurs; cependant ils le tiennent prisonnier dans une belle boîte d'or ou dorée sous la forme d'un pain à cacheter, qu'ils donnent à manger avec joie à qui désire faire passer ce Dieu par le sale égout de notre corps... ce Dieu, ces prêtres et leurs ouailles ne sont qu'une facétie et rien autre.

Le Dieu ou les dieux des paiens (car ils Se comptaient par milliers, tant en dieux qu'en demi-dieux et héros), dont Jupiter était le orand maître! ce Dieu était représenté en terrible tenant les foudres dans ses mains, et les lançant sur qui lui déplaisait!..…. les Dieux généralement méprisent la branche d'olivier: ils sont pourle combat et pour l'amour: je dis pour l'amour du Sexe et pas pour d’autres!

Le Dieu des juifs était sans maïîtresses, le croit-on, ce qui fit, sans doute, qu'il reconnut la nécessité d'en donner une à l’homme, il lui commanda de l'aimer, et de s’en servir pour procréer son espèce, ce qu'Adam comprit el mit en pratique au plus tôt, il s’en suivit notre chère race, munie des instruments nécessaires h entretenir sa progéniture jusqu'à la fin des siècles! ce Dieu, voyant d’un œil jaloux cette multiplication d’êtres qu'il n'avait pas prévue sans doute, s'en fàcha et tenta de la noyer, Sans pouvoir y réussir, il se retira alors en lui boudant dans son for intérieur.

Jupiter, lui, était un vieux débauché, anime

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des mêmes sentiments de justice: foudroyant ses maîtresses par ses caresses lascives: ne respectant rien :SŒUrS, cousines, femmes de ses plus chers amis;il faisait son bien de celui d'autrui! si onlui rendait la pareille ou si on lui résistait, il brisait l’obstacle, en métamorphosant celles-ci ou leurs maris en ce qu'il désirait qu’ils fussent. Comme Loth de la bible fut changée en statue de sel de cuisine insoluble dans l'eau...

Les Dieux secondaires de Jupiter suivirent son exemple, il en découla une morale qui les engloutit tous sous celle du christianisme ne valant guère mieux, en ce qUE celle-ci leur emprunta une partie de leurs turpitudes sous d'’autres dénominations.

De telles créations, de tels enseignements ne

pouvant convenir au studieux et honnête philosophe, il fut obligé de reporter ses études vers un point plus positif: Vers L'UNIVERS !

Les espaces avec leur,profondeur insondable s’offrirent àses yeux sous un aspect plus tentant à étudier... les globes‘innombrables qu ils contiennent dans leur sein, fixèrent ses pensées, et déterminèrent ses recherches! aidé de la puissance des télescopes qu’il construisit dans l'intention d’en déterminer le nombre, d'en apprécier la composition et le volume, il s’appliqua de toutes ses forces à cette étude, qui ne le récompensa pas de ses peines selon son déair. Etant confondu devant l’immensité de ces

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espaces et le nombre de leurs habitants!.. il fut obligé de rentrer en plus restreinte méditation, en étudiant en premier lieu le domaine qui lui est assigné pour lieu de résidence, les productions de ce domaine et les lois qui les régissent!

Cette étude fut commencée, mais quand finira-t-elle ?

L'homme reconnait que le globe qu'il habite tourne régulièrement sur lui-même, ainsi qu'autour d’un autre dans un temps déterminé mathématiquement. Il trouve ce mouvement naturel, vu qu’il n'offre aucune variation dans

. ses évolutions... il remarque que, suivant les

distances qui le séparent du point central autour duquel il tourne, il en résulte des états ditférents sur son globe, états qui enfantent le froid etla chaleur; la vie active et la vie engourdie, dirons-nous, puis des créations nécessaires à ses besoins ainsi qu’à sa conservation... ne sachant quel nom donner à ces choses ni aux lois qui les gouvernent; ne pouvant les admettre venant d’un être à forme déterminée invisible, insaisissable, ne tombant pas sous ses sens et ne pouvant être expliqué par sa raison, il nomma ce qu’il voyait ainsi NATURE.

L'habitude de voir les êtres et les choses de son globe avec une telle rectitude, lui fit trouver naturel ce genre d’être: mais quand il voulut en expliquer la provenance il s’arrêta à cette définitivn, en disant ce qui est naturel ne peut

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