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H où était installé, en face, un box L avec comptoir et rayons pour recevoir les paquets individuels de linge propre. Par le guichet G3 l’infirmier préposé à cette sorte de vestiaire recevait les paquets revenant de la désinfection. Une porte de sortie P5 assurait, par un tambour, l'évacuation au dehors.
Le fonctionnement de ce Centre était le suivant:
Les hommes pénètrent par le couloir E et déposent au guichet G! leur paquet individuel de linge propre. Par la porte P2 ils entrent dans le déshabilloir D, où ils quittent leurs vêtements et leur linge de corps dont ils font un paquet qu’ils remettent à Pinfirmier du box I. Celui-ci, par le guichet G2, les passe dans la salle de désinfection.
Pendant cette opération, les hommes, nus comme un ver, gagnent les douches BD par la porte P3. Ils se frictionnent au savon noir et se font doucher abondamment. S'il est nécessaire, ils prennent un bain sulfureux. Par la porte P{ ils se rendent dans lhabilloir où, du box 12, ils reçoivent le paquet de linge propre qu'ils ont apporté, se sèchent avec la serviette qui l'enveloppe et endossent leur linge de corps. Les vêtements étuvés reviennent par le guichet G3 et sont remis, par linfirmier du box L2, à leurs propriétaires qui, habillés et complètement désinsectisés, sortent par la porte P5, sans qu’ainsi le moindre contact puisse s'établir entre les hommes à traiter et ceux qui viennent d’être blanchis.
L'épouillage intensif est donc assuré par un mouvement continu des hommes de la droite vers la gauche, sans encombrement possible, les divers temps étant marqués par un déplacement dans le sens contraire du mouvement des aiguilles d’une montre, sans retour sur lui-même. j
Nous n’avons pas cru devoir installer une salle de suliuration, contrairement aux préférences que semblaient indiquer les circulaires du Commandement. Car la sulluration exige un contact pendant 12 heures au minimum des vêtements avec lPan-
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hydride sullureux, quand celui-ci remplit exactement la pièce, ce qui nécessite déjà plusieurs heures. Ce procédé ne pouvait donc pas convenir pour déverminiser les équipements pendant l'épouillage de l'homme. Le seul procédé qui convient est l'étuvage à la vapeur d’eau, qui a de plus l'avantage de supprimer Îe repassage des coutures, pratique longue et imparfaite, ne donnant parlois d'autre résultat que de faire éclore les lentes sans les tuer, créant ainsi dans les vêtements eux-mêmes des nids de vermine.
Nous avons préconisé l'emploi d'étuves improvisées semblables aux nôtres et fûmes approuvé par le Haut Commande: ment.
Parmi le matériel hors d'usage que nous avions trouvé en arrivant figurait une voiture comportant huit étuves à air chaud, totalement inutilisables, les serpentins étant percés en de nombreux endroits. Avec l'autorisation de nos cheîs, nous transiormâmes ces étuves, en augmentant le nombre des trous, pour en Îaire des appareils répondant de tous points à nos propres modèles. Nous pûmes ainsi récupérer un groupe d’étuves qui nous rendit de réels services.
La disposition des locaux telle que nous venons de la décrire nous servit de modèle au cours des hositilités pour l’aménagement des Centres d'épouillage dont nous fûmes chargé, appropriés bien entendu aux locaux mis à notre disposition.
Quant aux étuves improvisées, nous leur avions conservé le modèle du tonneau. Mais dans certaines régions dévastées du Front, il nous fut impossible de nous en procurer. Nous eûmes alors recours à des caisses solides, construites avec des planches épaisses, auxquelles nous'donnions la forme octogonale, équipée intérieurement avec 4 colonnes, quelquefois 6, de distribution de vapeur, réalisant ainsi un appareil à désinfection parfait, facile à construire en peu de temps, à peu de frais et partout.