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partie externe de la peau, au centre de la tache rouge. PI. TETE. La corrosion des tissus est réelle et va désormais en s’aggravant rapidement, la tache faisant place à une phlyctène grandissante.
Le diagnostic est des plus faciles, car aucun accident ne peut lui être comparé.
Certains hommes, sachant combien ces accidents sont tardifs chez ceux qui n’ont fait que séjourner dans une zone ypéritée plusieurs heures après un bombardement ou même les jours suivants, ont tenté de simuler des brûlures analogues. Mais celles-ci sont toujours localisées par eux sur les cuisses ou sur les genoux. La brûlure est alors provoquée par l’application sur la peau d’un tampon ou d’une compresse imbibée d’un acide vésicant. Il se produit en effet une brûlure, une énorme phlyctène s’y développe, mais elle est nettement délimitée par un bourrelet très rouge qui s’irradie en diminuant d'intensité sur une largeur de 1 à 15 centimètres, sans être accompagné de la zone rouge ponctuée. L’erreur entre les deux n’est pas possible.
Le pronostic est des plus rassurants si la partie du corps ypéritée est soumise à un traitement énergique et si la cause est supprimée, c’est-à-dire si le blessé est changé entièrement de vêtements et de linge, s’il est lavé complètement avec une solution alcaline de bicarbonate de soude ou d’eau additionnée de 2 ou 3 centimètres cubes d'extrait de javel par litre.
Le traitement doit viser à fixer l’action corrosive et pénétrante de l’ypérite, à la détruire, à cicatriser ensuite les lésions déjà produites.
S'il y a phlyctène on doit tout d’abord la vider en la perçant avec un stylet; puis, pour supprimer son action perforante continue, nous faisons appliquer sur toute la partie atteinte, et largement au-de-là des pourtours, un tampon imbibé d’une solution picrique, comme dans le cas d’une brûlure ordinaire. Cette apphcation, d’une dizaine de minutes, est répétée chaque jour tant que l’infiltration n’a pas cessé.