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tions sanitaires de l’avant et divers Hôpitaux et Centres d’Instruction de l'Intérieur, appareils dont une maquette existe au Musée du Val-de-Grâce, soit des caisses équipées à l'intérieur de la même façon, comme celles que nous avons utilisées sur Te Front dans divers Centres de désinsectisation.
Comme nous l’avons expliqué précédemment ces appareils permettent de maintenir les effets à désinfecter dans un milieu chargé de vapeur d’eau, à une température un peu supérieure à 100°, pendant un temps voulu. En raison de la disposition intérieure et en particulier des colonnes montantes distributrices de vapeur dans les plans superposés, il n°v a pas à craindre un refroidissement qui provoquerait une condensation de vapeur sur les vêtements qui, par cela même, seraient mouillés et exigeraient un séchage plus ou moins long avant de pouvoir être endossés à nouveau. Au contraire, aucune condensation de vapeur n'étant à craindre à l’intérieur quand on retire les vêtements de l’étuve, si on les secoue au grand air, il v a appel de vapeur de l’intérieur des eflets vres l'air libre, la condensation se fait à extérieur des vêtements qui se débarrassent de toute la vapeur qui les imprégnait, ils restent secs et peuvent être aussitôt réendossés.
Pour éviter toute expansion au dehors de vapeur chargée d'ypérite non encore détruite, pour la capter à sa sortie de lappareil, nous coiflons celui-ci d’un grand entonnoir, d’une sorte de hotte qui se prolonge par un tuyau coudé plongeant au fond d’un récipient d’eau additionnée de 10 centimètres cubes d’extrait de javel par litre. Grâce à ce dispositil (fig. 4) lvpérite en suspension dans la vapeur d’eau est conduite dans ce récipient où elle se détruit.
D'autre part, tout autour de l'appareil, dans un rayon de quelques mètres, le sol est abondamment recouvert de chlorure de chaux. Si nous ajoutons que les hommes chargés de ja
manipulation sont revêtus d'habits spéciaux, de gants et du masque, on voit que tout danger pour eux est écarté.
Détaché à l'Etat-Major de notre Division, nous avons conseillé de ramener à l'arrière du Front ou tout au moins en deuxième ligne les Unités soumises à une attaque par ypérite et de les traiter immédiatement avec nos étuves munies de leur dispositil de protection:
. Ne Re NAN
Dès qu'une Unité ou que les hommes d'une Unité auront séjourné un temps quelconque dans une zone vpéritée, tous ces hommes, présumés vpérités, seront conduits au Centre spécial où, dans une première salle, 1ls se mettront totalement nus, se savonneront avec soin à laide de savon et d'eau additionnée de 2 centimètres cubes d'extrait de javel par litre, savonnage suivi d'une douche. Tandis qu'ils recevront les bienfaits de cette hydrothérapie, leurs vêtements et lirige de corps seront soumis dans l'étuve, pendant vingt minutes, à lation destructrice de la vapeur d'eau maintenue au-dessus de 100 degrés. Alors l'yvpérite étant détruite, les vêtements seront retirés de l’étuve pour être rapidement et largement exposés à Pair.
Comme nous l'avons dit précédemment, la vapeur est aspirés au dehors, du fait de la température plus basse de Fair ambiant, les vêtements ne présentent pas la moindre humidité, ils peuvent être endossés aussitôt dans une seconde salle.
Ainsi ces hommes, débarrasés sur ie corps et dans leurs eljets de toute trace d'vpérite, seront mis à labri de la plus petite menace d'accidents tardils ultérieurs.
Si les Unités peuvent réunir le linge de corps nécessaire pour éviter l'étuvage en même temps que celui des effets, le linge quitté par les hommes devra être enfermé dans des sacs imperméables et transporté à l'arrière pour v être traité dans des apareils semblables.
En résumé, nous pouvons dire qu'avec une telle installa-
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