NE VAR
PE
ments. {1 ne suffit pas de soustraire à l'action persistante de lypérite ceux qui accusent déjà des accidents, mais tous ceux qui, ayant séjourné un temps quelconque dans un milieu ypérité, sont susceptibles de présenter ultérieurement des accidents tardifs.
Il faudrait pour cela réunir des collections de linge et d’elfets assez considérables pour répondre aux besoins qu'entraînerait l'application d’une telle mesure de prophylaxie, solution déjà difficile à réaliser en campagne quand les Unités sont assez loin des lignes, matériellement imposible quand les troupes sont sur le front de combat.
Une solution pratique semblait impossible. Cependant :l nous apparut qu’en utilisant une de nos étuves improvisées nous obtiendrions déjà des résultats fort appréciables, puisque, grâce à elle, nous pourrions détruire l’vpérite par la vapeur d’eau bouillante. Car, si ce gaz toxique n’est détruit que très lentement par l’eau à la température ordinaire, il l’est beaucoup plus rapidement au voisinage de l’ébullition, de 60 à 80 degrés.
Pour éviter le dégagement d’eau qui entraïnerait avec elle lypérite, on a toujours spécifié de ne pas atteindre l’ébullition à l'air libre. Notre étuve permettant de dépasser 100° devait nous fournir un moyen sûr de détruire le gaz meurtrier, mais nous avions à craindre un échappement, sans doute peu importaiit, de vapeur d’eau entrainant avec elle de l’ypérite volatilisée mais non détruite.
Un dispositif spécial nous permit de capter les vapeurs qu: pouvaient être entrainées hors de l’appareil et de les neutraliser.
Il devenait possible désormais, en une vingtaine de minutes, de détruire l’ypérite dans le linge et les vêtements que les hommes pouvaient remettre aussitôt, après avoir été eux-miêmes savonnés et douchés.
Comme étuve nous avons employé soit des tonneaux aménagés, comme ceux qui fonctionnaient dans certaines Forma: