PIE A
quitter. Du reste c'est si beau à présent qu’il faut profiter. Aussi, je me suis mis en rage afin de faire d'énormes progrès avant de rentrer à Paris. Je suis tout seul à présent, et franchement je n’en travaille que
mieux. Ce bon Jongkind est parti il y a environ trois semaines.
Je serais déjà venu vous voir si ce n’est ma nouvelle ardeur de travail. Mais au premier jour, le temps me forcera bien de cesser, et j'irai passer une journée avec vous avant de partir pour Paris.
Je suis allé passer quelques jours au Hâvre. J'avais à faire deux panneaux chez M. Gaudibert, Gautier lui en a fait quatre ou cinq aussi, et M. Gaudibert m'a chargé de vous prier, lorsque vous irez au Hâvre, de passer chez lui. Il serait bien aise que vous lui fassiez un ou deux panneaux, je crois.
En hâte, mon cher ami, je vous serre la main de tout cœur. CLAUDE MONET.
Mes amitiés à votre femme, s. v. p. Comment diable faites-vous,
à présent qu’il n'y a plus de petites dames sur la plage?
De son côté Courbet était venu à Deauville au châlet
Choiseul et il avait écrit :
Mon cher Boudin,
Sur le désir de M. de Choiseul, je vous invite à dîner ainsi que
votre dame, pour demain mercredi à 6 heures du soir. J'ai déjà invité
Ft A
M. Monet et sa dame qui m'ont promis, hier soir, au Casino. Je ne doute pas que vous nous fassiez le plaisir d'accepter. Tout à vous.