‹ Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvresChapitre 27 sur 88 · Extrait du cahier manuscrit · texte numérisé non relu

Extrait du cahier manuscrit

‘2. A M. S..., 11 mars 1828.

même année. Bonnington était à Paris et Delacroix disait que c’était un fameux garçon. Thalès Fielding partait et formait le projet de l'aller voir à Londres. Les portraits de Lawrence et les paysages de Coustable étaient bien faits pour agir sur l’imagination du jeune peintre que la nouveauté n’effrayait pas. 11 y avait donc en Angleterre un art nouveau à étudier. Dans le même temps, Bonnington, Isabey, Colin et Delacroix réunirent chacun les ressources dont ils pouvaient disposer et ils partirent pour Londres presque en même temps. C'était au mois de juin 1825.

« J’ai été présenté à Lawrence, écrit Delacroix. C’est la fleur de la politesse et un véritable peintre de grand seigneur. J’ai vu là de très-beaux dessins des grands maîtres, des peintures de lui, ébauches et dessins admirables; on n’a jamais fait les yeux, des femmes surtout, comme Lawrence, et ces bouches enlr’ouvertes, dont le charme est inimitable. »

Plus loin : « J’ai été chez Wilk.ee, et je ne l'apprécie que depuis ce moment. Ses tableaux achevés m’avaient déplu, et, dans le fait, ses ébauches et ses esquisses sont au-dessus de tout éloge. Comme tous les peintres de tous les genres et de tous les pays, il gâte régulièrement ce qu’il fait de beau, mais il y a à se contenter de cette contre-épreuve de ses belles choses L »

La vue des peintures de Coustable et de Lawrence parut faire une grande impression sur Delacroix. A son retour, il modifia beaucoup sa manière de peindre, et on annonce que la première expérience de ses nouveaux procédés fut faite immédiatement sur le Massacre de Scio , (fui parut, comme on sait, à la fin de l’exposition de 1825.

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