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Où la charité à l'égard du prochain est souveut blessée.
Il communiait tous Jes dimanches et les fêtes durant la
dernière année de sa vie. La veille de ses communions,
après s'être inis au lit, il se 'eprésontait la sainte hostie de-
$ vant lui, et là il lui rendait tous les hotniages qui lui sont dus : surtout il s'excitait à nn ardent désir de la recevoir.
C'est ainsi qu'il ranimait sa foi et produisait cette soif brûlante de l'âme qui ne peut se désaltérer qu'en puisant | avec joie dans les pluies du Sauveur les eaux que rejaillissent jusqu’à lu vie éternelle.
Aussi son âme était-elle remplie de eonsolations divines. Ce matin, disaitil, lorsque je revins de communier, : il me semblait que je ne touchais pas à terre, tant j’éprouais de bouheur : il me semblait que tout le ciel était dans
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non cœur,
Sa cominuuion était ordinairement suivie d’une demi-heure ou trois quarts d'heure d'action de grâces, suivant que ja règle le lui permettait, Comme il servait une meëse privée il
pouvait employer tout ce temps. Mais que ces instants lui
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Praissaient courts ! On ne pent mieux juger de eu qui se passait alors dans sou âme que par les larmes qu'il ve sait en abondance, On remarquait aussi par la rouceur de sa figure ansélique quelle était la vivacité de sa reconnais. sance et de, son amour.
Plusieurs personnes qui l'ont observé ap ès la communion où durant les salutsdu T'rès-Saint Sacrement. assurent que sou visage portait alors l'empreinte d'une paix toute céleste,
Eugène disait à un de ses maîtres. en parlant de la présen-
ce réelle : # quand on pense que c'est Notre Seigneur que le prêtre tient dans ses mains, comme on a peu de foi”, Il visitait le Saint Sacrement trois on quatre fois par jour et avec un recueillement qui attirait lex regards de ses condisciples. Il ne manquait pas non plus de faire fréquemment la communion spirituelle, qu'il considérait conme d'une grande utilité pour nourrir la piété, le bonheur qu'il éprouvait au pied des Autels était indicible. S'il élevait les yeux c'était versle tabernacle où se tronvait son bien-aimé, ou bien vers l'autel de Marie, sa tendre mère.
Les grandes solennités de l'Église, auxqnelles il se préparait longtem:s d’avan e , lui appo.tai nt une abonbante consolation qu'il ne pouvait dissimuler, “ Quand j'entends, disait-il , chanter le Rorate cœli je ne puis m'empêcher de pleurer.” Les sentiments si ardents qu'il éxprimait à haute voix, croyant n’être pas entendu, (a) le jour de Noël , veille de sa mort, ne sont que la manifestation de
‘ceux qu'il produisait lorsqu'il communiait.
(a) Voir le récit de ia mort d'Rugène.