‹ Eugène Drolet ou L'écolier modèle [microforme]Chapitre 16 sur 22 · CORNE · texte numérisé non relu

CORNE

entre les bras de sn mère et

y demeurer jusqu’à son retour.

De plus, il s'engagea à récit

er tous les jours un Souvenez-vous afin d'obtenir pour Jui et ses Condisciples {a protection de la

Sainte Vierge pendant ce temps qu'il considérait vraiment com ie funeste à la vertu. Non seulement il s'adressait à Dieu, mais encore 1] demandait à ses directeurs des avis pour se mettre à l'abri de tout danger. Il donna à son confesseur, pour mettre dans son bréviaire, afin de lui faire penser à prier pour lui, une petite image de la Ste. Vierge, qui représentait ia pr. t ction de Marie dans le danger, avec ces paroles : O Murie Juimaculée, à mon SCCOUTS; saus vous je suis perdu. On ne peut mieux faire Connaître les dispositions du pieux éculier, ses motifs de crainte et de confiance, qu'en reprodui-

Sant ce qu'il a écrit la veille de son départ pour ses dernières vacances,

Sentiments que j'éprouvai avant mon départ pour mes vacances eu 1854. :

** Voilà donc Le jour de mon départ qui arrive! Il me faut quitter cet asile Où j'ai goûté un si grand bonheur pen dant tout le cours de cette année, Oh! ce n'est pas sans émotion, maison chérie, que je m'éloigne de tes autels à l’ombre desquels j'ai passé une année si heureuse. prendre que le vrai b,nheur ne se trouve que d du cœur. Mais maintenant Orareuse du morde, la conser OB! c'est 6e que je d me faudra faire

J'ai pu comans la paix que je m'en vais sur Ja mer verai-je cette paix du cœur ?

ésire de tout mon Cœur. Pour cela, il beaucoup plus d'efforts que d'ordinaire ; çar n plus violents avec l'ennemi c des secours bien considéra

Je vais engager des combats bie de mon salut. [] me faut don bles pour les vainçre,

* C'est à vous seul, Ô m

on doux Jésus, que je demande ces

Re Rhume nine came on arn

smile secours ; vous êtes riche. J'ai nine ferne confiance que vous ne refuserez pas cette grâce à un pauvre pécheur que vous avez tant favorisé. Ah! sang doute, j'étais bien indigne d'être ainsi l’objet de votre tendresse, vu que je vous ai tant de fois méprisé, Mais c’est ainsi que vous avez voulu vous venger de mes ingratitudes |

Je dois tirer de là une grande leçon. Ainsi, mon Dieu, j'espère que vous centinuérez à me combler de vos bienfaits pendant ées vacances qui me sont données pour me reposer de mes fatiguer.

Vous connaiss z, mon Dicu, les grâces que j'ai l'intentiou de vous demander. Vous savez que bien des ,piéges me sont tendus, Ah! fuites, Seigneur. que} en sorte toujours victorieux.

+ (l'est surtout par l’oisiveté que ‘le démon cherchera à affaiblir ma piété ! Mais je prends la résolution dès aujourd'hui de fuir la paresse. — J'exécuterai avec plaisir tous les ouvrages que ma mère me donnera à faire. Je serai complaisant pour cette bonne mère qui ma donnéle jour. Je la prierai de m'avertir de ne pas fréquenter certains compaunous qui pourraient blesser tant soit peu mon innocence. J'aurai soin aussi de lui montrer tous Îles livres que je pourvai lire pendant mes vacauces. |

& Jnfin, mon Dieu, je ferai tout mon possible pour donner le bon exemple à la famille.

46 Voiià les faiblesrésolutions qu : j'ai à vous présenter, O non Jésus! Ah! faites, je vous en conjure . que je les exécute ponctuellement. Maintenant, mon Dieu. je m'abandonne tout entier à votre protection. Conduisez-moi à travers les éeueils si dangereux auxquels je m’expose, ctj espère qu'appuyé snr votre bras tout-puissant, «t vous prlant avec confi-

ance dans mes tentations, je reviendrai sain et sauf dans cet .

en

clé as asile chéri.

‘ O Marie, O ma mère, vous savez que je ne vous ai jamais invoquée en vain : ainsi, plein de confiance en votre miséricorde, je viens me jeter entre vos bras, etje. veux y demeurer pendant toutes mes vacances. Mais si toutefois il m'arrive de faire quelque chute, je vous en conjure, relevez-moi aussitôt, comme une bonne mère qui relève son enfant trop faible pour marcher seul. ??

Avec de semblables dispositions, Eugène ne manqua pas d'édifier grandement sa famille et la paroisse par sa modestie, sa piété, sa régularité. Cet amour de la règle qui fuisait le bonheur de sa vie de collége, s’étendait jusqu’au temps des vacances , [l croyait même qu’une règle était plus né cessuire pour marcher sûrement au milieu des dangers du monde, que dans le séminaire. Eugène sc fit donc un règlement qu’il eut soin de faire approuver par:son directeur de conscience, eu lui demandant d'ajouter tout ce qu'il trouverait convenable ct utile.

Voici ce règlement tel qu’il a été trouvé dans les papiers

d'Euuèue :

‘Je me lèverai à une heure fixe — Je m’habillerai avec modestie, m'oceu}ant de non sujet d’oraison — Je ferai ensuite mon oraison, ainsi que Ja prière du matin — Après

cela, je me rendrai à l'Église pour entendre la Sainte Messependant la matinée, je prendrai autant que possible une heure d'étude, et je dirai le chapelet.

& Dans l'après-midi, je ferai uue visite au Saint Sacrement, Je w'oceuperai aussi de quelque lecture de piété— J'éviterai les veillées, avec les jeunes gens du village— Vers neuf heures, je lirai mon sujet d’oraison pour le lendemain. Je tue coucherai vers neuf heures et demie. J'irai à confesse tous les huit ou dix jours.—L'office de la Ste. Vierge, le

nn ennnennrnnnnrennmanannnmnr … ee

—|5— Dimanche, les Petites H. ures, tous lex jours, Je lirni mes résolutions une fois par semaine, "

L'observation de cu réglement, qui contenait beaucoup de choses en peu de mots, fut l'occupation continuelle d'Eugène pendant ses aGuNGes : ct, par là. il croyait bien lt *4 la volonté de Dicu Comme an Collige,

Un fait entre bien lautres montre conbien il était fidèle à son règlement durant les vacances, Un soir, ayant refusé d'accompagner ses sœurs chez uue famille respectable et tie, le père de Ja famille réemarquait l'absence d'Eugène, ne put s'empêcher d'exprimer «on regret. Aussitôt il lui écrivit un petit billet pour l'engager à venir re joindre

1X. Kugène, dans son ebarras, consulta «a mère qui lui conseilla de se iendre à l'invitation. 11] consentit en Promettant qu'à neuf heures il revi ndrait, pour ne Jas Mañquer à son règlement, Ln effet, il alla rejoindre :es Sœurs ; ais aussitôt qu’il entendit sonrer ucuf heures, il N'excusa ct revint en toute hâte chez sa mére, sans môme nttendre ses sœurs.

De même, S'il y avait quelque étranger en visite dans la famille, Eugène ne se croyait pas pour cela exc mpté de son réglenent: il faisait tous ses exereices spiritucis ct, à neuf hures CXaGtement, il se retirait dans sa chanbre à coucher-

Vers le milieu des va ances, usène écrivait à son directeur que le bon Dieu Jni avait fait ]n grâce d'accomplir jusqu'alors son règlement. Et, à sou retour au collége, il déelara n'avoir n &qué par négligence À aucun point de son règlement,

Eugène avait transformé sa chambre en oratoire, et là, devant un crucitix et une image de la Ste Vierge, il se tenait enfermé sous clef, afin de se livrer à l'oraison, qu'il fit tous les jours avec beaucoup de consolation, C'était-là

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t’amuser un PEU avec nous ; ” mais Eugène ne sor

4 omega né, + mn “ Re

— d7— disait-il, qu'il Puisait tonte su force pour soutenir les combuts que lui livrait l'enn si de son salut. Ou bien il lisuit la vie de St, Louis de Gonzague qui le rewplissait d'admirntion pour eg grand saint, ainsi que du désir Après avoir fait sa lecture de chaque jour dans 1 vie de ce modèle de la jeunesse, on le vit plus d’une fois venir auprès de sa mère et lui direz 6 Maman, que c’est beau, Ja viu de St. Louis de Gonzague : il faut que je vou chose, ?’

de l'imiter,

sen lise quelqu...

Jamais ses frères et SŒurs: n’ont pu réussir

à l’interrompre daus ses exercices, On frappait à Ja porte de sa chambre, en l'engageant à sortir On lui disait Lalement : € Eugène, tu n'es Pas encore prêtre, viens done tait que

lorsque son rêglemnt le Jui Permettait. Quelquefois sa mère, eraignant qu'il ne ge fatiguât trop en prolongeant son orai. son ou ses lectures, allait elle-même l'avertir de prendre du délassement : alors, sans hésitation, il Obéissait, L’obéissance d’ailleurs n’était Pas pour Eugène un grand sacrifice, Au Contraire, comme nous l'avons vu, il y trouvait son bonheur ; et comme il en Connatssait tout le mérite, il se trou- Vait toujours heureux d'obéir, « L'obéissance, répétait-il Souvent, vant mieux que Je sacrifice, ?” ou bien, il redisait ces autres paroles inspirées : Vi obediens loquetur victorius Aussi recommandait.i] cette vertu à ses frères et sœurs du-

rant les vacances, ainsi qu’à ses condisciples durant l’année scolaire,

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