‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 111 sur 167 · LE VILLAGE · texte numérisé non relu

LE VILLAGE

Un village! — voilà le vingtième peut-être.

C'est le même toujours : on le fait reparaître ! Chacun, pour l'œil, est si semblable à son voisin, Qu'on les fixerait tous en trois traits de fusain : Un fouillis de maisons, de granges, de clôtures; Le fin clocher qui pointe au-dessus des toitures ; La ferme centenaire avec son mur détruit^ Et, le long d'une haie, un chemin creux qui fuit. Mais le calme est si grand, mais la paix si profonde. On croit si bien qu'ici cessent les bruits du monde» Et que nul des soucis, nulle de? passions Qui sont le lourd impôt de nos ambitions.

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