TABLEAU
Que de fois je l'ai vu, ce paysage aimé!
Un grand pré, de buissons tout autour enfermé.
Où quelque paysan farouche et solitaire
Penche au sol son visage aussi brun que sa terre.
Tandis que le soleil, lui faisant ses adieux.
Semble mettre à son front un baiser radieux;
Des bandes de gazon, semé de pâquerettes ;
De vieux murs délabrés et moussus, dont les crêtes
Sont un jardin complet fait pour herboriser;
Un orme, où les linots, le soir, viennent jaser;