‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 135 sur 167 · LA FIEVRE · texte numérisé non relu

LA FIEVRE

Carnet de voyage, 1882.

Je descendais le Rhône ; on a crié : ce Tournon ! » Pour nous ressouvenir, il ne faut que ce nom.

Un jour, — voilà cinq ans, — à cent pas de la berge, Au fond d'un grand couloir, dans un vieux lit d'auberge J'étais couché. La fièvre avait miné mon corps, Et m'avait cloué là, sans force et sans ressorts. Je vois la chambre avec son petit carrelage : Nous évoquions tout bas le récit du Village,

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