‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 65 sur 167 · REMERCIEMENT · texte numérisé non relu

REMERCIEMENT

▲ MON AMI LÊOPOLD FLAMBNO

Je garderai comme un avare, O Marguerite de Navarre, Tes Contes dans un bel écrin :

Car Flameng, l'imagier qu'on vante, T'a fait renaître, plus vivante, Au doux toucher de son burin !

Il a*rajeunî l'œuvre ancienne :

Désormais, elle est presque sienne;

REMEnCIEMËNT. 189

Et c'est merveille de le voir, Quand il trace, pour nos délices, Fixant ces tours et ces malices, Quelque tableau du gai savoir !

On entre en plein dans la chronique!

Ce n'est pas Tamour platonique :

Le siècle n'en avait souci !

Mais c'est la grâce naturelle ;

Et qui voudrait chercher querelle

Au crayon qui s'amuse ainsi?

Merci donc, ami, pour l'offrande !

Et que ma plume, un jour, te rende Le fin ragoût que je te dois !

Bien fou pourtant, si je compare Les pauvres chants que je prépare Au parfait travail de tes doigts !

Page 1