REMERCIEMENT
▲ MON AMI LÊOPOLD FLAMBNO
Je garderai comme un avare, O Marguerite de Navarre, Tes Contes dans un bel écrin :
Car Flameng, l'imagier qu'on vante, T'a fait renaître, plus vivante, Au doux toucher de son burin !
Il a*rajeunî l'œuvre ancienne :
Désormais, elle est presque sienne;
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Et c'est merveille de le voir, Quand il trace, pour nos délices, Fixant ces tours et ces malices, Quelque tableau du gai savoir !
On entre en plein dans la chronique!
Ce n'est pas Tamour platonique :
Le siècle n'en avait souci !
Mais c'est la grâce naturelle ;
Et qui voudrait chercher querelle
Au crayon qui s'amuse ainsi?
Merci donc, ami, pour l'offrande !
Et que ma plume, un jour, te rende Le fin ragoût que je te dois !
Bien fou pourtant, si je compare Les pauvres chants que je prépare Au parfait travail de tes doigts !