‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 94 sur 167 · L'ENFANT TERRIBLE · texte numérisé non relu

L'ENFANT TERRIBLE

a Reste sans moi, mon doux amour!

L'aïeule saura te distraire.

Je vais là-bas pour voir ton frère :

Sois sage jusqu'à mon retour !

a Autour du logis qu'il habite Des fantômes silencieux Pourraient effrayer tes beaux yeux :

Plus tard, tu lui rendras visite, o

— « Mère, je voudrais bien savoir Pourquoi personne ne l'amène :

Tu vas le voir chaque semaine, Et lui ne vient jamais te voir! »

— (( C'est qu'il n'est point maison pareille, A la sienne, mon doux ami ; Et qu'il est si bien endormi Que jamais plus il ne s'éveille! »

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