ALPHONSE HIRSCH
Avec le dernier son, mon extase s'achève :
Me voici retombé dans Tombre et dans la nuit. Accords plus éthérés qu'un rêve dans un rêve ! Esprits, sylphes, lutins, où m'aviez-vous conduit ?
Feuilles, qui frémissiez au vent qui vous soulève, Gazouillements d'oiseaux que l'archet reproduit, Babil des fleurs, soupirs des bois gonflés de sève, Silence des forêts, qui n'est fait que de bruit :
Tout se lait! Vainement mon oreille attentive Veut saisir dans les airs la note fugitive :
Chants de Tilania^/qu'êtes-vous devenus?
O musique ! Univers des sons ! Magique empire !
Écho révélateur des mondes inconnus !
O Mendelssohn, divii^ traducteur de Shakspeare!