‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 93 sur 167 · ALPHONSE HIRSCH · texte numérisé non relu

ALPHONSE HIRSCH

Avec le dernier son, mon extase s'achève :

Me voici retombé dans Tombre et dans la nuit. Accords plus éthérés qu'un rêve dans un rêve ! Esprits, sylphes, lutins, où m'aviez-vous conduit ?

Feuilles, qui frémissiez au vent qui vous soulève, Gazouillements d'oiseaux que l'archet reproduit, Babil des fleurs, soupirs des bois gonflés de sève, Silence des forêts, qui n'est fait que de bruit :

Tout se lait! Vainement mon oreille attentive Veut saisir dans les airs la note fugitive :

Chants de Tilania^/qu'êtes-vous devenus?

O musique ! Univers des sons ! Magique empire !

Écho révélateur des mondes inconnus !

O Mendelssohn, divii^ traducteur de Shakspeare!

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