‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portrChapitre 111 sur 121 · A MON A-MI ALFRED MÉZIÈRES · texte numérisé non relu

A MON A-MI ALFRED MÉZIÈRES

Vers la crête des bois où le sentier serpente,

Lentement tous les deux nous montions une pente,

Le guide et moi. Malgré le matin vaporeux,

Dont la brume cendrait les lointains vigoureux,

Les sommets, par instants, semblaient rompre les nues.

J'admirais. Dans ce coin des Vosges inconnues,

Tout est surprise et charme inattendu. Mes yeux

Plongeaient dans ces vallons frais et silencieux,

Où le mélèze vert pousse dans le grès rose.

Et que de vingt réseaux cachés la source arrose.

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