II
« L'aiguille pique jour et nuit; Nul ne pénètre en son réduit ; Et moi, je l'aime comme un frère !
Elle veut vivre sans amant, Avec deux oiseaux seulement, Qui gazouillent pour la distraire.
« L'hiver, elle a manqué de feu ; ' Sa robe est mince et coûte peu ; Fenêtre et porte sont mal closes ! Je l'entends parler quelquefois.
Et j'ai peur de sa frêle voix.
J'ai peur de ses pommettes roses!
Les longs travaux ne sont pas gais
Elle a les yeux bien fatigués ;
On devine le mal qui germe!
Et, pour lui rendre la santé.
Il lui faudrait, vienne l'été,
Les foins coupés, l'air de la ferme!
« Bon Dieu ! je l'épouserais bien !
Elle refuse, ne veut rien.
Et me sourit de la fenêtre :