‹ Eugénie de Guérin, journal et fragments (volume 2)Chapitre 1 sur 31 · PARIS LIBRAIRIE ACADÉMIQUE · texte numérisé non relu

PARIS LIBRAIRIE ACADÉMIQUE

DIDIER ET C«, LIBRAIRES-ÉDITEURS 3S, QUAI DES AuousTiNs, 35

AVERTISSEMENT

DB L BDlTByft,

Nous avons offert au public, il y a deux ans bientôt, les œuvres de Maurice de Guérin^; œuvres posthumes, annoncées le lendemain de sa mort par un écrivain illustre ' , et qui cependant avaient tardé vingt ans à paraître.

Le succès rapide de cette première édition nous a

permis d'en donner récemment une seconde ^ revue

avec soin et enrichie de plusieurs morceaux qui avaient

d'abord échappé à nos recherches.

Aujourd'hui nous sommes heureux de joindre aux

I. Mattrie«d« Ckiérin, AiU^niv, t toI. iii-i6; Paris, Didier, 1801. t. G«orf«f 8Md, AMNMdM JOnuB Mondêi, U mai 1840. 8 . Maurice de Guérin, Journal, Liitru et fragminttf Poknêê, iii>8* Parii Didier, 1868.

Il AVERTISSEMENT

œuvres du frère celles de la sœur, connue dé']^ par la ^ande place qu'elle tient dans la correspondance et les poé3ies de Maurice, mais qui méritait assurément d'être onnue un jour pour elle-même.

]^Ua Eugénie de Guérin était née cinq ans avant son frère. Elle a eu la douleur de lui survivre près de neuf ans, jusqu'au jour où elle s'éteignit dans sa solitude du Cayla, le 31 mai 1848.

Nous ne raconterons pas sa vie. Ce qui en fait rinlérct, ce sont ses pensées et la façon dont elle les exprime. Du reste, cette vie est si simple qu'un voyage à Alby ou à Toulouse» deux courts séjours dans le Nivernais et à Paris, y ont fait époque. Un départ ou un retour, les maladies de ceux qui lui sont chers, ie mariage et la mort de son plus jeune frère en ont été les véritables événements. Sur tout ce qui la touche et les émotions qu'elle a ressenties, son Journal et ses lettres ne nous ont rien laissé à dire qui vaille la peine d'être dit.

\ Il est vrai que le seul projet de livrer à tout le monde ces lettres, ce Journal surtout, a dû éveiller chez une sœur, pieuse dépositaire de ce mystique héritage, des scrupules auxquels nous avons eu nous-même quelque

' peine à nous soustraire. Combien de fois notre attention ne s'cst-elle pas fixée avec une sorte d'anxiété sur ces paroles adressées par M"* de Guérin à son cahier qu'elle

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