SOUTENIR
Le dernier soir de Tannée 4833, j'étais occupée d'une grande pensée, d'un grand sujet de joie qui m'était venu du ciel. Oui, du ciel, car je l'avais ardemment demandé à Dieu. J'ai passé presque ma journée à écrire, à épancher mon cœur sur le papier et jans des cœurs. Ma dernière lettre est à Maurice. Je vais m'endormir avec sa pensée, bénissant Dieu à son sujet, le remerciant de m'avoir conservé tous ceux que j'aime et de pouvoir me dire : je suis contente de mon année. Je suis contente parce que Dieu m'a fait de grandes grâces, que je l'aime davantage et que ma conscience est tranquille... d'une tranquillité d'amour. Oh ! je veux donner à aimer tout mon cœur, toute mon âme, toutes mes forces, tout le temps que je pourrai.
Oh ! que n'ai-je la voix et le coeur des archanges Pour aimer et chanter comme au divin séjour!
Que ne suis-je parmi les soleils ou les anges, Pour me nourrir de feu, pour m'enivrer d'amour!