CONCLUSIONS
Pour conclure, on peut dire que l’'Eugénique, c’està-dire la science qui s'occupe de l’amélioration de la race, n'a pas encore la base scientifique nécessaire, ni les moyens pratiques pour pouvoir procéder au perfectionnement de la race humaine. EKlle reste encore une « Science d'intention », comme dit Edm. Perrier. Ni les recherches sur l’importance du milieu comme facteur eugénique, ni les recherches sur l’hérédité ne permettent encore d’élucider de manière satisfaisante toutes les questions de l’évolution et du perfectionnement de différentes races. Malgré les très beaux résultats que beaucoup d'auteurs (Mendel sur les végétaux, Morgan sur les animaux et d’autres) ont obtenu sur le mécanisme de l’hérédité, leur valeur quant à leur application possible à l’homme reste très illusoire. On peut dire que nos connaissances en ce qui concerne la création et la constitution du potentiel héréditaire de l’homme sont encore trop limitées pour pouvoir en tirer des conclusions pratiques, Notre bon sens nous incite de considérer le milieu comme facteur primordial dans la constitution de notre patrimoine héréditaire, malgré l'incertitude qui règne quant à la transmission héréditaire des caractères acquis, puisque aucune autre possibilité ne se présente
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à notre esprit pour expliquer de manière satisfaisante l’évolution de Ja race humaine. On peut objecter à la théorie des mutations qu’elle ne saurait expliquer l’enrichissement de notre potentiel héréditaire par ia création de nouveaux caractères de toutes pièces, mais seulement la transformation, le changement de ce qui existe
déjà.
Quant à la stérilisation, on peut dire que si l'art chirurgical permet aujourd’hui de la réaliser sans risque grave et que cette intervention peut présenter, dans certains cas, une valeur thérapeutique non négligeable, toutefois les doctrines de l’hérédité biologique et pathologique sont encore trop incertaines pour justifier la stérilisation systématique et forcée dans un but
cugénique.
Mais elle est admissible dans un but thérapeutique et ne tombe pas sous le coup de la loi de 1920 réprimant la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle.
Mais le médecin qui la pratiquerait pour des motifs eugéniques ou si quelqu'un la réclamait dans un but autre que curatif, se verrait exposé à des actions civiles et des poursuites Judiciaires graves, comme c'était pour
les cas que nous avons exposés plus haut.
Mais même dans les cas admissibles on ne devrait procéder à l'intervention qu'avec la permission ou le consentement de l’intéressé, ou de la personne responsable de lui si c’est un aliéné. Et encore ne devrait-on
admettre que la stérilisation temporaire qui offre