‹ Eulalie Granger drame en cinq actes et en sept tableauxChapitre 32 sur 89 · I.E BABON. Allons! que veut-elle encore, celle-là · texte numérisé non relu

I.E BABON. Allons! que veut-elle encore, celle-là

si"" lsroche. Général, je suis enchantée tic vous trouver... je viens vous demander un service.

LE BABON. Parlez, parlez, madame.

Dubrt-uil va pour

M ro * LAROCHE. AI. Duhreuil n'est pas de trop... 11 s'agit de mon fils... Vous savez, général, que, l'année. dernière, le gouvernement avait jeté les yeux sur lui?...

DUBREUIL, souriant. Pour le nommer sous-lieutenant.

Laroche. Depuis ce temps il n'a pas quitté Pans... il a pris son états» dégoût... il y a des jours où il parle de donner sa démission.

LE baron, indifféremment. El la cause?

M®* Laroche. La cause? Je ne la sais

pas au juste... mais je la soupçonne

(Avec mystère.) Je crois que nous sommes amoureux.

du BR lu il. et le BARON, ensemble. Amoureux !

M®* LAROCHE. Il dort mal , mange à peine... est de mauvaise liutucur les trois quarts de la journée... Et puis, si vous saviez ce qu'il a refusé 1... un parti superbe, une fortune... la veuve d'un pan de France qui vient de marier son dernier enfant.

LF. baron. Elle a donc?..

M— LAROCHE. Trente mille livres de rentes, etquarante-huitans... parfaitement conservée pour sou âge... Savez-vous ce qu il m’a répondu en souriant?... qu'elle n’était ui assez vieille ni assez riche... Doublez l'Age et Ja fortune , et je l'épouserai , m'a-t-il dit... Al» ! le ciel m'est lemoiuque si cela était en mon pouvoir...

DUBREUIL. Ecoutez donc , un jeune homme de vingt-sept A vingt-huit ans est bien aise rie se marier pour son plaisir.

sr*® I.AROCIIF. Le plaisir en ménage, c'est la fortune! qu’elle vienne d'un côU ou de l'autre, pourvu qu’il yen ail uudel deux qui en apporte beaucoup!., et certes Charles aurait comprit tous les avantages du paru qu'on m'avait offert pour lui...

s'il n’avait pas le cœur pris ailleurs.

LE Baron. Et vous ne devinez pas?..

Laroche. Il est muet... il ne parle d'aucune femme, d’aucune... si ce n'est de sa cousine... dont à chaque instant il fait l’éloge.

le BAnoN , à part. Sa cousine..-

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MAGASIN THEATRAL

m“* Laroche. Vous pouvez tous flatter

d'avoir une femme bien estimée...

mbreuil, au Baron. Il est assez naturel qu'il parle de sa cousine.

*” Laroche Comment! si c'est naturel !.. mais quand il m'en parle, quand il me fait l’élogede la gaîté de son caractère... de la bonté de son cœur... je suis la première à lui dire : Tu n'en diras jamais autant de bien que nousen pensons... Ali! si vous nous entendiez, général... si vous entendiez mon fils, surtout... qui a beaucoup plus d'esprit que moi... vous seriez dans

le ravissement

i.E baron, impatienté. Eufin, madame, que désirez-vous ?

M" Laroche. C’est juste. Le voici...

général ; vous êtes un homme d'âge...

{ l)u treuil se cache pour rire ) un homme de sens... et, dans tous les cas, vous êtes le supérieur de Charles... eh bien! usez de voire ascendant pour le forcer à s'éloiguer de la capitale...

le BARON. Il s'en éloignera , je vous en réponds, madame.

u— laroche. Avec de l’avancement, si

c’est possible... 11 n'y a pas de doute que, si ce malheureux enfant aimait une demoiselle, il me l’aurait confié... j’ai donc peur qu'il ne se soit épris de quelque coquette.. . ou bien qu'il aime une femme qui n’est pas libre !

LE otnos, à part. Une femme mariée!..

DI.ORI IJIL , qui est passé à cité de lui.

Eh bien! . ch bien! voilà que tu retombes dans tesaccès d’humeur.. .A quoi penses-tu donc?.. N'ai-je pas bien gagné de toi la promesse que ta femme embellira de sa présence notre réunion de demain ?

LE BARON. Elle ira... moi aussi!

ir larocde. Moi aussi... je suis invitée.

DURRECIL, a la porte. Victoire! victoire!

madame la Baronue... j’ai gagué votre cause !...

EULALIE, entrant, dit à son mari. Ab!

mon ami, que vous êtes bon!..

LE BARON , la regardant, dit à ,W“* Laroche.

Dans quarante-huit heures il aura quitté Paris.

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Dturihnc tableau.

Le théâtre chan fi o et teprésenle un ndon touchant à une mile de bal. On entend I luwchestm execotaet une contredanse de ta Muette. On voit passer ont foole de masoues, de personnes richement véloeset déguise». Charles parait. Etienne est S c»lé de lui : ils onj l’air de cuiilinucr une conversation.

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