SCENE II
Les Mitres, DUIJRELIL.
dubreuil, à Etienne. Etienne, le général vous demande.
ÉTIENNE. Je me rends près de lui.
1) sort
CÉLESTINE. Mais enfin, mon cher monsieur Dubreuil, comment ce malheur-là est-il donc arrivé ?
*“• LAROCHE. Oui, comment cela est-il Tenu?
dubreuil. Le général revenait d’une visite dont j'avais cherché à le détourner, et certes, quoique je fusse loin de prévoir ce qui est arrivé, il aurait bien fait de suivre mes conseils... je ne lui en ai jamais donné que de bons... la nuit était noire en diable... avant de rentrer, il avait déjà fait deux ou trois fois le tour du mur de son jardin, et il allait ouvrir la petite porte qui donne sur le chemin vicinal de la commune quand il a été atteint d'un coup de feu... La ballea fort heureusement traversé les chairs du bras gauche ; mais il parait qu'elle a occasioné une grande perte de sang, carie général était évanoui lorsqu’on l’a trouvé et ramené chez lui.
M"* Laroche, ù part. Si ('avait été un pauvre diable, on ne s'en serait pas inquiété, et il adrait passé toute la nuit à la belle étoile.
cèlestinb. Une blessure... à l’âge du général. . cela peutdevenir très-inquiétant.
Laroche. Quelque méchant ouvrier qu'il aura chassé.
DUBREurL. 11 n’a renvoyé qu’un domestique... et il y a de cela déjà quelque temps... dailleurs ce u’élait pas pour inconduite, et l'homme n’est point malheureux.
célestine. Cette pauvre Eulalie !.. que je la plains !.. elle a veillé toute la nuit dans la chambre à côté de celle de son mari... Elle pleurait... clic se lamentait... elle était dans un état déplorable ! elle s'est trouvée mal trois fois ce matin, seulement, épuisée de fatigue... elle s’est assoupie.
X" LAROCHE. Ah! je donnerais... je ne sais quoi pour qu’on parvint à découvrir l’assassin.