‹ Eulalie Granger drame en cinq actes et en sept tableauxChapitre 88 sur 89 · EULALIE, M- GRANGER, DUBREUIL, GRANGER · texte numérisé non relu

EULALIE, M- GRANGER, DUBREUIL, GRANGER

H"" GRANGER. Eh bien! Dubreuil !

DURnEUiL. Il ne veut rien entendre.

M"” CHANGER, et tes autres. Rien?

eulalie. Ah! moi qui le connais, je n’ai pas un seul instant douté de l’inutilité de vos démarches.

DunnElHL. J’ai eu beau lui représenter combien ses accusations à votre egard seraient faussrs, ridicules, dénuées de tonte espèce de vraisemblance, un rire amer était la seule réponse que j’en obtenais...

Mais ce qui le maintient dans le projet qu’il a formé , ce sont ces malheureuses lettres trouvées dans le jardin... piès du mur ébréché... la lecture de ces lettres l’a rendu furieux, implacable.... Il parait qu’un des domestiques du baron entretenait une correspondance active avec votre cousin...

changer. Ton cousin ?

*" LAROCHB. Mon fils!

eulalie. Jusqu’à ce moment, j’ignorais cette correspondance. Je n’attribuais le renvoi de Julien qu’à l’intérêt que ce domestique me témoignait et au refus qu’il avait fait d’épier mes actions et de rapporter mes paroles.

m"* GnANGER. Comment! c’en est à ce point là !

eulalie. Ah ! vous ne pouvez pas vous faire une idée de tout ce que j’ai eu à souffrir de l’injustice et de la jalousie effrénée de cet homme... mais son abominable méchanceté sera du moins trompée dans son attente : au lieu de deux victimes, il n’en aura qu’une, celle qui depuis long-temps est habituée à gémir... mais Charles échappera à sa vengeance... Charles a quitté le pays...

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