‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 131 sur 133 · UN VERS D’EURIPIDE · texte numérisé non relu

UN VERS D’EURIPIDE

O divin éther et vous, souffles des vents aux ailes rapides, ondes des fleuves, sourire innombrable des flots de la mer, terre mère de toutes choses, et toi, œil du soleil qui vois tout, 16 t’invoque aussi. Regardez-moi et soyez le témoin de ce que les dieux font endurer à un dieu ! ἢ

J'ai choisi un passage où Eschyle s'exprime simplement, quoique avec force: quelquefois 1] est aussi rugueux, aussi obscur que - Pindare. Mais il n’est jamais faible et banal ; il a, comme Dante et Corneille, une âme, un style de héros.

Ces douze lettres, ma chère Eulalie, sont mon affectueuse offrande à vos jeunes talents et à votre amour précoce des belles-lettres. Acceptez-les avec votre bonne grâce habituelle et ne m'en

remerciez que par ce vers d'Euripide, qui sera ma meilleure récompense s’il exprime votre pensée :

Δεχομαι, φίλον γε δωρον ἐκ φίλης yepos.!

Euripide, Alceste, v. 876.---Δεέχοόμαι, j'accepte. Awpoy φιλον γε, (ce) don cher certes. Ἔκ xepos piAns, d’une main chère.

“J'accepte ce cher don d’une main qui m’est chère ” rendrait ce vers iambique par un alexandrin français.

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