GAGES OT
Je sais que ça été prouvé dans l’instruction.
DENNEVILLE.
Qu’entendez-vous, par là?
GAGEBOT.
J’entends ce qui me plaît.
DENNEVILLE.
Monsieur Gagerot...
PAUL
Allons, ne vas-tu pas te fâcher contre monsieur Gagerot; c’est un bonhomme au fond... quoiqu’il rêve testament... Mais enfin , la coupable a été retrouvée.
GAGEROT.
Vous voulez parler d’Eulalie?
PAUL
Mais il me semble que les poursuites que j’ai fait faire n’ont pas laissé de doute à cet égard. Cette petite fille qui s’obstine à rester près de ma tante malgré son père, malgré tout le monde... Celte garde-malade endormie avec l'opium que cette Eulalie avait soustrait... et puis cette fille qui s’échappe et se tue.
DENNEVILLE.
On n’a pas retrouvé son corps dans le torrent.
PAUL, bas.
Allons donc, tu as Pair d’un imbécile.
DENNEVILLE, bas.
Je pense à cette pauvre fille.
PAUL
Au diable les affaires... et Dieu protège ceux qui sont morts. ..D’ailleurs, j’entends venir la belle Cornélie.
LAVICNAN.
Ma femme... Paul, j’espère que tu seras aimable... et que tu ne vas pas la lancer.
PAUL
Allons, Lavignan, est-ce que tu es jaloux... parce que lorsque tu étais le rapin Dubois je faisais la cour... à ce modèle de toutes les grâces?.., LAVIGNAN, à part.
Ah! si tu ne me payais pas mes tableaux, rubis sur l’ongle, comme je te repasserais, toi.
DENNBVIlie.
Je ne savais pas que monsieur Lavignan fût marié.
PAUL, bas.
Il l’est, et d’une force... Tu vas voir.