‹ Eulalie Pontois drame en cinq actes, precede d'un prologueChapitre 26 sur 91 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes , le marquis de CHANGIRON.

LE MARQUIS, ouvrant la porte.

Ah! pardon... je crois que je me trompe.

CORNÉLIE , en regardant Lavignati.

Tiens, il est bien, ce monsieur.

LAVICNAN, A Cornélie.

Je ne connais pas.

GAGEROT.

C’est M. le marquis de Changiron.

tE MARQUIS.

Mais c’est monsieur Gagcrot.

CORNÉLIE, A part.

Un marquis !

PAUL, qui ne regardait pas, et se retournant en restant

toujours étendu sur son divan avec les coussins.

Changiron!... tiens, c’est Changiron!... Bonjour, Changiron !

LE MARQUIS

Monsieur Vcrroond... je vous salue.

DENNE VILLE, A Gagerot.

Quel est donc ce M. de Changiron !

PAUL

Celui qni a épousé MH* de Brévise.

DFKNEY1LLK, A part.

C’est bon à savoir.

LE MARQUIS

Mais pardon, madame, je croyais entrer chez M. Manuel Torcy.

LAVICNAN.

Vous êtes en effet dans son lieu de travail, monsieur, mais si vous voulez frapper à la porte à côté.

LE MARQUIS

C’est ce que j’ai déjà fait.

CORNÉLIE

Et vous cogneriez pendant deux heures que l’on ne vous ouvrirait pas davantage.

LE MARQUIS

M. Torcy est donc sorti, madame?

CORNÉLIE

Non I non ! mais quaud il est avec sa femme, il n’ouvre à personne, p LAVICNAN.

' Ma femme se trompe, monsieur, c’est que probablement Torcy est en affaires.

CORNÉUE.

En affaires... ah! des affaires comme ça... C’est la jalousie qui le ronge, ton Manuel ; il cache son Anlonie à tout le monde, et il dit que c'est elle qui veut vivre solitaire comme un ermite dans un bénitier.

RENNEVILLE

Ah! bravo ! bravo !

PONTOIS

LITICSAK , b» J Cornélie.

Comme un diable... mou Dieul comme ud diable.

CORNÉUE.

Eh ben 1 quand le diable fut vieux, il se fit ermite... voilà tout. Mais je connais le truc.

PAUL

Hein ?

CORNÉUE.

Toc... toc... toc...

LAVICNAN.

De quoi ?...

CORNÉLIE

Oui, je sais comment il faut frapper. On m’ouvrira à moi, j’en suis sûre , et je dirai à Manuel que vous êtes ici, il viendra vous parler.

Oh! madame, vous y mettez une obligeance si parfaite...

CORNÉLIE , flattée.

Monsieur...

LE MARQUIS

Et je vous remercie de votre offre gracieuse. CORNÉLIE, de même.

Monsieur... le marquis! l’offre est toute pour moi. ( Elle fait one grande révércoce. )

DENNE VILLE, A Paul.

Elle est superbe !

PAUL, A Denncvilte.

On paierait pour la voir, ti’esl-cc pas?

CORNÉLIE, en sortant.

Un marquis!... je parie que c’est uu homme comme il faut ça. ( Elle sort.)

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