LE MARQUIS, DENNE VILLE
DENNE VILLE, » part.
Le marquis I.... J’en étals sùrl
LE MARQUIS, l’examinant de loin.
Mais il me semble que je connais cette Ggure. (A Denncviiie.) Veuillez approcher, monsieur... Vous paraissez surpris...
DENNEVJLLE, l'interrompant.
De vous trouver à la place de M. Gagerot? Non, monsieur le marquis; je m’y attendais , et c’était plutôt à vous que je voulais m’adresser !... Au milieu de votre fêle , je n’avais aucun droit pour obtenir un prompt entretien, je pouvais d'ailleurs éveiller des soupçons ; mais en écrivant comme je l’ai fait , à M. Gagerot , j’étais presque certain qu'il vous montrerait ma lettre.
LE MARQUIS
Et si cependant il vous avait reçu lui-même.
DEICNEVILLB,
Je l’aurais prié de me présenter à vous.
LE MARQUIS
Au fait doue, monsieur, car je vous reconnais maintenant : ce matin, je vous ai vu chez M. Lavignnn.
DE N NE VILLE
Oui, monsieur le marquis.
Je vous écoule.
DBNXEYILLE.
Je serai bref. Mais avant... je sais que l’on peut se fier à votre parole... Jurcz-mpi que, si le marché que je vais vous proposer ne vous convient pas, vous ne direz à personne un seul mol de ce que je vais vous apprendre.
LE MARQUIS, surpris.
Un marché, dites-vous?
DENNE VILLE
Votre parole, et je m’explique!
LE MARQUIS
Je vous la donne, monsieur.
DENNEVILLK.
Songez surtout que, par celte confidence, je joue ma liberté et peut-être ma viel
LE MARQUIS
Mais je ne comprends rien ù toutes ces phrases mystérieuses, monsieur. Vous avez écrit à M. Gagerol que 1e nom de la femme qui habite avec M. Torcy intéressait M»® de Cbangiron * il doit
donc m'intéresser, et c’est ce nom que je tous demande.
denneville, avec mystère.
Et si la révélation de ce nonl devait faire monter uoe jeune fille à l’échafaud!
LE MARQUIS , reculant.
L'échafaud!... Que voulez -vous dire?