‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 12 sur 341 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

6. Vitruvc, VIII, 3. Ammien Marcellin, XXVII, 4, 8 : « Arethusa convallis et statio, in qua visiiur Euripidis sepulctwn ». Pline, liisl.

qu'un cénotaphe*; mais une inscription, due à Thucydide ou au lyrique Tîmolhée, y rappelait que, si la terre de Macédoine avait les ossements d'Euripide, <c la Grèce entière était son tombeau » *. Les dieux, qui auraient dû garder rancune au poète, lui donnèrent après sa mort un témoignage éclatant de leur faveur : Jupiter fit tomber la foudre sur les deux monuments élevés à sa mémoire. C'est un honneur, disaient les amis d'Euripide, que Lyxîurgue seul avait obtenu avant lui*.

Dans les Grenouilles ^ Aristophane fait dire à l'ombre d'Eschyle : « Ma poésie m'a survécu ; celle d'Euripide est morte avec lui *. » Jamais jugement critique ne fut plus injuste ni moins claiiToyant que celui-là. Gomme tous les novateurs, Euripide eut des ennemis ; il provoqua d'énergiques résistances et des antipathies violentes. Mais à peine a-t-il disparu que les haines s'apaisent, les résistances tombent, et qu'il devient le poète favori de tout le monde. L'année même qui suit sa mort, les pièces de lui que son fils présente au concours obtiennent le premier prix*. Son triomphe, qui commence, grandira à travers les

Nat,, XXXI, 19, rapporte que, prés du tombeau du poète, deux rivières confondent leur cours : « l'eau d*une de ces rivières est une boisson très salutaire; l'autre est mortelle ». Y a-t-il là quelque allusion aux caractères do la poésie d'Euripide ? 4. Pausan., I, 2, 2; Vie, p. 3, 1. 4.

2. Fie, ibid. Une épigramme d'Ion d'Êphèse en Thonneur d'Euripide nous a été également conscrvëe (licrgk, Lyr, Gr.^f H, p. 580).

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