‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 159 sur 341 · id · texte numérisé non relu

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Molossos ; lui dont la cruauté froide veut, pour une prétendue raison d'État, tuer une femme avec son enfant\ Sa fille Ilermione, hautaine et impérieuse, férocement jalouse, qui, par peur du châtiment, abandonne son mari pour suivre l'homme qui le fera périr bientôt, provoquait les* mêmes répulsions. Écoutons cette apostrophe aux Spartiates : « 0 vous, les plus odieux des mortels à tout le genre humain, habitants de Sparte, conseillers de perfidies, princes du mensonge, machinateurs de crimes, dont Tesprit étranger à Thonnèteté se complaît dans de tortueux détours, vous êtes indignes de la fortune dont vous jouissez en Grèce. Que ne faites-vous pas? Ne versezvous pas des flots de sang'? Ne recherchez- vous pas des gains honteux? N'êtes- vous point sans cesse convaincus de dire une chose et d'en penser une autre? Soyez maudits* ! » Dans cette explosion de la colère d*Ândromaque contre la perfidie Spartiate, on sent qu'éclatent toutes les rancunes d'Athènes, dont le poète se fait ici l'écho; rancunes plus légitimes que jamais à l'heure où les Lacédémoniens violaient impudemment les conventions de la paix de NiciasS

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