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2. Le récit de ce combat, fait par un messager, se trouve en partie dans le fragment de papyrus publié par Blass en 1880 et dont nous ayons déjà parié (fr. 495, Nauck^].
vainqueurs, pour échapper aux conséquences du meurtre, se.réfugient chez les bei^ers qui les ont au* txefois recueillis. Là, le dieu Poséidon leur apparaît, leur révèle qu'ils sont ses fils, et les informe du sort de leur mère. A cette nouvelle, les jeunes gens courent délivrer Mélanippe, qu'ils vengent en tuant iËolos ; ils conduisent ensuite leur mère qui, grâce à Poséidon, a recouvré la vue, auprès du roi Métapontos, à qui ils révèlent la perfidie de Théano. Le roi alors épouse Mélanippe et adopte ses fils. — Ce récit, tel qu'ilnous a été transmis par Hygin*, peut ne pas correspondre de tout point aux données de la tragédie d'Euripide ; cependant une erreur grossière, commise par les copistes sur le titre même de cette tragédie', nous garantit que c'est bien la Mélanippe enchaînée qu'Hygin a eu l'intention d'analyser. Nous connaissons donc par lui, sinon le plan, du moins la suite des événements de la pièce. On voit que ces événe* ments n'étaient rien moins que simples.
Des exemples de complications analogues seraient fournis, au besoin, par d'autres tragédies perdues : par VAntiopCf par le Protésilaos, par le Polyidos surtout. Mais il faut se garder de penser qu'Euripide ait été le seul, des trois grands tragiques, à traiter des sujets de cette nature. Sans doute, si l'on s'en tient aux sept tragédies qui nous sont restées de Sophocle, on n'y trouvera rien de pareil ; mais peut-on admettre que sept tragédies, sur une centaine que le poète avait composées, nous donnent une idée complète de son