Hercule, 1042-1076; 1109 et suiv
épée '. Ce qui amuse en lui, c'est donc le contraste qu'il y a entre sa débilité sénile et ses intentions belliqueuses •.
Polynice, qui n'est pas un vieillard, mais un homme dans la force de Tàge, ne se comporte pas non plus toujours en héros de tragédie. Entré dans Thèbes à la faveur d'un armistice, il a peur et redoute un piège. On le voit arriver sur la scène lentement, à pas comptés, promenant à droite et à gauche des regards inquiets. La vue de Tépée qu'il tient à la main le rassure un instant, mais cette confiance ne dure pas. Il a entendu ou cru entendre un bruit, et ce bruit le fait trembler. Il crie : « Qui va là? » Heureusement pour lui, tout à côté est un autel où il espère trouver refuge en cas d'alarme. L'aspect des jeunes filles du chœur, qu'à leur mine il juge inoffensives, achève bientôt de lui rendre son sang-froid, et alors, bravement, il rengaine son épée *. — La situation d'esprit de Polynice est, il faut en convenir, assez invraisemblable. En franchissant les portes de Thèbes, il semble qu'il doit avoir confiance dans sa mère, puisque c'est sa mère qui l'a appelé, et qu'il ne peut douter d'elle, ni du respect de la parole jurée. S'il crai-