‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 250 sur 341 · Voir plus haut, Liv. II, chap. II, p · texte numérisé non relu

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2. En grec, à àirb lATrjxavî); deoc (Mcnand. ap. Schol, Plat., p. 394).

quée. Il faut en effet distinguer le fait de Tintervention divine, avec les conséquences qu'elle peut avoir pour la solution du drame, des moyens qui produisent cette intervention, du procédé employé par le poète pour amener la divinité, et qui est presque toujours la machine.

La machiiie (t| [i.yix«viî, sans qualification), d'après la définition qu'en donne PoUux, a faisait voir les dieux et les héros qui traversent les airs, les Bellérophon, les Persée* ». Eschyle s'en était servi avant Euripide. Prométhée, sur le rocher où il est cloué, entend siffler le bruissement d'un large vol d'oiseaux : ce sont les Océanides qui, à grands coups d'ailes, s'approchent de lui. C'est du haut des airs qu'elles s'entretiennent d'abord avec le Titan ; elles ne descendent qu'ensuite, sur son invitation, pour se ranger dans l'orchestre. La machine qui les porte, et qui s'incline pour les déposer sur la scène, était un char ailé * d'assez grande dimension, puisque le chœur tout entier y était monté. Une machine d'une forme différente est l'animal fantastique, le gryphon, qu'a enfourché le vieil Océan pour venir s'entretenir avec Prométhée ', Dans les Eiiménides, on ne voit pas clairement comment Athèna fait son apparition : si l'on admet une correction fort plausible apportée à un texte controversé, la déesse serait arrivée des bords du Scamandre à Athènes, sans ailes et sans char, en laissant seulement les plis de son égide s'enfler au

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