ApoUod. I, 9, 1. Hygin, Fab. 2 et
2, fphif/,àAuUs,i^2[,
Il y a des dénouements plus merveilleux encore que ceux que nous avons cités : ce sont des résurrections. La première est celle d'Alceste. La femme d'Admète est bien morte, puisqu'on la porte au tombeau. C'est près de l'endroit où elle doit être ensevelie qu'Hercule se cache pour guetter le roi de la mort, Thanatos; c'est de là qu'il s'élance pour le saisir, Tenlacer de ses bras puissants, et le forcer à rendre sa proie. La seconde résurrection est celle du jeime fils de Minos, Polyidos, qui est rappelé à la vie, non par un héros, mais par un devin, et grâce à la vertu d'une herbe magique ^
On voit combien variées sont les formes des dénouements heureux chez Euripide. « Le plus tragique des poètes » n'a donc pas toujours recherché à la fin de ses drames les effets les plus terribles et les plus saisissants; mais, à l'exemple d'Eschyle et de Sophocle, et plus souvent qu'eux peut-être, il a choisi des sujets qui lui permettaient de procurer aux spectateurs ce genre de satisfaction finale que donne le salut inespéré des personnages pour lesquels on a longtemps tremblé.
Les dénouements heureux sont quelquefois en rapport avec l'intervention des dieux, si fréquente, comme on le sait, chez Euripide. Sur dix-sept tragédies qui nous sont restées de lui, il n'y en a pas moins de huit où l'on voit apparaître ce que l'on a appelé le deus ex machina*. Cette expression, si claire qu'elle soit en apparence, a cependant besoin d'être expli-