HippoL, 782. Méd
ments^ et Tempéche d'aller commettre un meurtre inutile. Cette scène ressemble trop à un passage analogue A'Œdipe d Colone ^ pour qu'on ne soit pas tenté de croire qu*Euripide en a fourni le modèle à Sophacle. Quoi qu'il en soit, Euripide ne difiTère ni de Sophocle ni d'Eschyle quant aux mouvements que le chœur exécute, soit pour sortir du théâtre et y rentrer, soit dans Tenceinte de Torchestre et dans le voisinage immédiat de la scène, où il est souvent appelé par les nécessités ou par les émotions du drame.
Analyse des chants et paroles du chœur ^ dans leurs rapports avec Faction.
Aristote veut que le chœur tragique ait un rôle, et peut-être reproche- t-il à Euripide de n'avoir pas assez observé cette loi. Aucun chœur de notre poète assurément ne rappelle celui des Euménidês, unique d'ailleurs en son genre dans tout le théâtre grec. Mais n'y a-t-il pas chez lui au moins une pièce qui offre l'exemple d'un chœur aussi intimement associé à l'action qu'on peut l'imaginer? Cette pièce est celle des Suppliantes. Ces femmes ai^iennes qui, avec leurs servantes, composent le groupe des choreutes, ces mères qui viennent solliciter l'appui d'Athènes contre les Thébains qui leur ont refusé les dépouilles de leurs fils, ne sont point seulement touchantes
{.Hélène, 1627 et auiv.