Page SIX de la préface do son édition d'Euripide
3. La première est désignée par le mot Xs'Ooc, la seconde par le mot ^ûXoc.
rappellerait, quoique d'un peu loin, la pierre de feu d'Anaxagore. A en croire même Diogène Laërte, l'expression se trouvait dans le Phaéthon^, Nous ne saurions assurément convaincre Diogène d'erreur flagrante, puisque du Phaéthon il ne nous reste que des fragments. Remarquons cependant combien la périphrase attribuée à Euripide est en désaccord avec la donnée même d'une tragédie où le soleil n'était point une masse de pierre ou de feu, où il était un personnage dramatique, un dieu vivant. Diogène, qui se trompe souvent, qui cite, par exemple, comme appartenant à la tragédie diAugè un vers qui se lit dans Y Electre *, a pu faire erreur ici encore. Sans doute les scholiastes qui, moins bien renseignés ou plus circonspects que Diogène, ne parlent point du Phaéthon^ prêtent aussi à Euripide les mots x9^^^^ ^Ciko<i comme désignation du soleiP. Mais on ne saurait rien fonder sur des témoignages qui se composent de deux mots seulement, peut-être altérés. L'expression fûtelle d'Euripide, il y aurait encore, entre « la masse dorée » et « la pierre incandescente » du soleil, toute la différence qui sépare un terme poétique d'un terme scientifique.
Voici des textes moins controversés, où l'on est assuré de trouver la pensée même du poète.
1. Diog. L.,II, 3. 10. D'anciens éditeurs (cf. Walckenaër, Diatrtoe^ p. 31) ont CPU retrouver l'expression dans les vers du Phaéthon cités par Strabon, I, p. 33 ; mais il leur a fallu corriger le texte, qui donne Xpy<y£a ^dXXei çXoyc en XP'-»"? Pt6Xti> çXéYei» Rien n'autorise cette correction, que Nauck, fr. 771, n'a pas adoptée.