Vers
3. Dans la première paire de strophes du troisième stasimon, v. 1 1 03-
lenté par le héraut de Créon jusqu'à celui où il entend de la bouche d'Eurysthée l'oracle relatif à l'invasion récente des Spartiates. Ce chœur est vraiment personnage du drame. Il représente le peuple athénien, qui; dans une action de ce genre, devait avoir son rôle et tenir sa place, à côté du roi Démophon. Aussi le coryphée intervient-il fréquemment, comme il convient aux citoyens d'un pays libre, parlant sur un ton d'autorité, même au roi^ Ici encore, nulle digression lyrique, pas même dans les stasima^ qui pourraient les admettre. Le premier de ces morceaux est un fier défi à l'adresse d'Argos. Dans le second, de brèves réflexions sur l'inconstance de la fortune (elles n'ont que la durée d'une strophe) conduisent à l'éloge de Macaria, dont le sacrifice héroïque va sauver les siens. Le troisième, vrai chant de guerre entonné par le chœur à l'heure même du combat, chant religieux aussi, tout rempli de confiance dans les dieux dont la protection assurera la victoire, a la gravité et l'entrain d'un péan. Le quatrième enfin célèbre, comme on s'y attend, l'heureuse issue des événements, le salut des enfants d'Hercule dû à k noble Athènes. Dans les chants du chœur des Héracltdes, aucune trace donc de fantaisie ni de caprice : rien ne rappelle le poète, tout fait penser au drame. Le chœur d'Hécube a un autre caractère. Il ne se désintéresse assurément pas de l'action. C'est le coryphée qui, dans la parodoSj apporte à la veuve de Priam la nouvelle que les Grecs ont résolu le sacri-