‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 285 sur 341 · Troisième stasimon · texte numérisé non relu

Troisième stasimon

de rhymne en Thonneur des Travaux du héros*, qui pourrait assurément être inséré dans une autre tragédie dont Hercule serait également le premier personnage; comme celui-ci d'après la donnée de la pièce, est descendu dans THadès, d'où il ne revient pas et d*où Ton peut craindre qu'il ne revienne jamais, cet hymne doit être considéré comme un panégyrique funèbre qui n'est pas étranger à la situation. Quant au second stasimon, il se justifie mal. Un mot suffit à lui donner naissance. Hercule vient de dire que tout père aime naturellement ses enfants ; et le chœur de s'emparer aussitôt de cette réflexion banale pour vanter la jeunesse, en lui opposant la vieillesse avec son cortège de misères, la vieillesse qui ne peut avoir d'autre consolation que le culte des Muses*. Parcelle dernière idée, on revient sans doute au sujet, puisque les choreutes déclarent que, tout vieux qu'ils sont, ils savent encore chanter et qu'ils désirent chanter Hercule ; mais, dans l'intervalle, le poète leur a fait dire ce qu'il voulait et non ce que demandait le drame. On n'attendait ni réflexions sur la vieillesse, ni insinuations malveillantes à l'égard des dieux; on espérait que le chœur serait tout entier à la joie et à la surprise du retour d'Hercule.

Deux morceaux aussi peu liés à l'action, quoique d'une inspiration différente, se rencontrent dans VÉlectre. Ce n'est plus la pensée du poète que le chœur y exprime , c'est la sienne. Mais cette pensée se détache trop facilement du présent pour s'élancer

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