Par exemple» Hartung, Eurip. reslit., Il, p
d'Égisthe, et invitent Electre à danser avec elles ^ Le coryphée salue Clytemnestre à son entrée avec un respect et une emphase perfides; et, quand celle-ci tombe dans le piège qui lui est tendu, le chœur répond à ses cris en rappelant le meurtre d'Agamemnon et en proclamant la justice des dieux. Avec Electre et Oreste enfin, devant le cadavre de leur mère, il exprime le double sentiment qui les possède : l'horreur du parricide et la légitimité de la vengeance. Il ne cesse donc d'être remué ou bouleversé par tout ce qu'il voit et par tout ce qu'il entend. Deux fois seulement (et dans deux intervalles de l'action et avant toute catastrophe), il s'est oublié à chanter le passé.
Dans les Troyennes, le présent est trop douloureux et il touche de trop près les jpersonnes du chœur pour que leurs sentiments puissent s'égarer sur d'autres sujets. Ce chœur est l'image de celui à'Bécube. De part et d'autre, autour de la vieille épouse de Priam, se groupent des femmes que les vainqueurs traînent en captivité; avec cette seule différence au début des deux pièces que, dans la première, le lieu de la scène est sur les côtes de la Ghersonèse, tandis qu'ici il est sur Je rivage même de la Troade, que Troie est encore à l'horizon, et que l'impression de la catastrophe, étant plus immédiate, doit être plus profonde. Ici également, la situation de ces femmes est telle qu'il leur est impossible de se désintéresser d'elles-mêmes. Soit que le désastre présent leur rappelle la première