Vie, p. 1, 1. iO, Schwartz
. 3. ZeUer (Philosophie des Grecs , trad. Boutroux, II, p. 469, n. 3) place approximativement sa naissance entre 460 et 465 av. J.-C* — Bergk
Protagoras seul, né comme Euripide vers 480 S a pu non pas être, à proprement parler, son maître, mais exercer quelque action sur son esprit. Dès le premier séjour que Protagoras fit à Athènes *, Euripide a pu, sinon lui apporter son argent, comme le faisaient les hommes plus jeunes, du moins venir l'écouter et nouer avec lui des relations qui devaient être durablés. On raconte que Protagoras lut chez Euripide ce traité des Dieux qui le força à fuir d'Athènes ', et que, quand il mourut, victime d'un naufrage, Euripide, dans son Ixion, fit allusion à cette fin malheureuse *. Le poète, on ne peut le nier, a connu le sophiste : il lui a emprunté quelques-unes de ses maximes, qui devaient, au théâtre, révolter la conscience publique. La réflexion d'un personnage à'jEoloSy « qu'aucun usage n'est honteux, s'il ne parait tel à ceux qui le pratiquent » '^, est la conséquence immédiate du principe de Protagoras : « L'homme est la mesure de toute chose. » De ce
{Griech. Literat., III, p. 473) trouve dans certains textes d'Euripide (Suppl. 106, 1109), où s'expriment des idées pessimistes sur la vie humaine, l'influence de Prodicos, pessimiste lui aussi, comme on le voit par son discours sur la mort, cité dans VAxiochos, p. 366 c-369 c. Mais ces analogies ne prouvent rien. Est-il donc nécessaire, pour être frappé des maux do l'existence, d'avoir été à l'école d'un philosophe?