‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 7 sur 341 · Plut., Mcias · texte numérisé non relu

Plut., Mcias

considérée de trop près, ne Font pas trouvée bonne et en ont souffert. C'était un mélancoliques un méditatif passionné pour la solitude. A Salamine, il passait des journées entières dans une retraite qu'il s'était ménagée loin de la foule et du bruit, une caverne qui n avait d'ouverture que du côté de la ^mer'. Sur un camée appartenant à notre Cabinet des médailles, on croit voir Euripide a côté d'une Muse qui appuie familièrement le bras droit sur son épaule : tous deux se tiennent debout devant une Nymphe assise sur un rocher, à l'entrée d'un lieu sacré. La Nymphe fait au poète et à la Muse qui l'accompagne un signe amical : elle semble les inviter à entrer dans la grotte, séjour divin, sanctuaire de l'inspiration poétique'.

Ce solitaire dédaigneux de la vie active, à qui l'on reprochait de ne pas se dérider, de ne pas savoir plaisanter, même à table S avait une physionomie pensive, un air grave, presque sombre*. Tel nous le montrent aussi les artistes. Les bustes d'Euripide les plus remarquables, celui de Naples*, celui de Mantoue', celui du Musée de Brunswick* (planche I)

1. Les biographes lui donnent les épithètos de 9^vvou;, (rxv0pa>ic6c» orpvfvo;, etc.

2. Philochorc, chez Aulu-Gelle, qui avait visité cette caverne (XV, 20, 2). Le biographe anonyme remarque à ce propos qu'Euripide emprunte au spectacle de la mer beaucoup do ses comparaisons.

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