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flatteur OU moins clairvoyant; mais, en homme de science qu'il était, il fit ouvrir le crâne de Tanimal, où il constata que la cervelle, au lieu de remplir toute la cavité, avait pris la forme d'un œuf dont la pointe était tournée vers la naissance de la corne unique ; et il démontra que c'était pour ce motif que le bélier n'avait pas deux cornes. Ceux qui étaient là, dit Plutarque, admirèrent beaucoup la science d'Anaxagore; mais, quelque temps après, quand Périclès devint le chef unique et incontesté d'Athènes, ce fut le devin Lampon qu'on admira.
Ce que nous savons d'Euripide nous permettrait d'affirmer, même en l'absence de toute preuve positive, qu'il n'a pas été plus dupe des devins qu'Anaxagore. Mais les témoignages ne manquent point, et le poète n'a pas caché son sentiment à ce sujet. Un seul personnage de son théâtre tient un langage favorable à la divination : c'est Thésée, dans les Suppliantes \ Mais il fallait bien que la piété de Thésée, son respect pour les divinités et pour leurs oracles, fît contraste avec l'impiété d'Adraste, qui n'a pas écouté les avis d'Amphiaraos et qui est parti malgré les dieux. Thésée, en prenant la défense de la divination, ne fait que jouer un rôle qui lui est imposé par le caractère d'Adraste, contraire au sien : il n'est pas l'organe de la pensée du poète* Cette pensée éclate en maint endroit. Les moyens divers que l'on employait pour connaître les volontés des dieux paraissent à Euripide choses tout