Ibid., 956. Cf. Iphig, T
gens par ses discours'. L'art de la divination est donc lin art mensonger, et ceux qui le pratiquent — Euripide le leur dit par la bouche du messager d'Hélène — sont des imposteurs. « Que Tart des devins est misérable et plein de mensonges ! Non, la vérité n'a rien à voir, avec le langage de la flamme des autels ni avec celui des êtres ailés : c'est une sottise de croire que les oiseaux puissent venir en aide aux mortels... A quoi bon consulter les devins? Il faut offrir des sacrifices aux dieux pour implorer leurs faveurs, et laisser la divination. Elle n*a été inventée que comme un appât pour amorcer les hommes. Jamais personne ne s'est enrichi gr&ce aux oracles de la flamme et sans rien faire. Le meilleur devin c'est le bon sens et la prudence*. » Voilà un langage catégorique. Euripide n'avait aucun ménagement à garder à Tégard d'hommes qui vivaient de la crédulité publique et dont plusieurs sans doute avaient eu une influence néfaste sur cette expédition de Sicile qui, quelques mois auparavant ^ avait fini si malheureusement. Il ne pouvait oublier non plus le devin Diopeithès et son dangereux fanatisme \
Le poète s'est élevé contre tous les préjugés qui se rattachent à la religion. U a critiqué les abus que l'on faisait de son temps du droit d'asile. Ce droit