Vie, p
4. Hcrmippos {Vie, p. 5, 1. 18) le qualifiait de Çevoçi^citaTo;. 5. /6«Z.,p, 3,1. 14.
6. Vitruvc, VIII, 3. Ammicn Marcellin, XXVII, 4, 8 : « Arothusa convaliis et statio, in qua visitur Euripidis sepulcrum ». Pline, Ilist.
qu'un cénotaphe*; mais une inscription, due à Thucydide ou au lyrique ïimolhce, y rappelait que, si la terre de Macédoine avait les ossements d'Euripide, « la Grèce entière était son tombeau » ^ Les dieux, qui auraient dû garder rancune au poète, lui donnèrent après sa mort un témoignage éclatant de leur faveur : Jupiter fit tomber la foudre sur les deux monuments élevés à sa mémoire. C'est un honneur, disaient les amis d'Euripide, que Lycurgue seul avait obtenu avant lui\
Dans les Grenouilles^ Aristophane fait dire à l'ombre d'Eschyle : « Ma poésie m'a survécu ; celle d'Euripide est morte avec lui*. » Jamais jugement critique ne fut plus injuste ni moins clairvoyant que celui-là. Comme tous les novateurs, Euripide eut des ennemis; il provoqua d'énergiques résistances et des antipathies violentes. Mais à peine a-t-il disparu que les haines s'apaisent, les résistances tombent, et qu'il devient le poète favori de tout le monde. L'année môme qui suit sa mort, les pièces de lui que son fils présente au concours obtiennent le premier prix^ Son triomphe, qui commence, grandira à travers les
Nat., XXXI, 19, rapporte que, près du tombeau du poète, deux rivières confondent leur cours : « l'eau d'une de ces rivières est une boisson très salutaire; l'autre est mortelle ». Y a-t-il \k quelque allusion aux caractères de la poésie d'Euripide ?