‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 152 sur 351 · Suppl., 433-440. Cf. Hérodote, III · texte numérisé non relu

Suppl., 433-440. Cf. Hérodote, III

voulu s'élever trop haut, le fruit de longs efforts ; ignorant, et se laissant mener sans s'en douter, si bien que la fortune de l'Etat dépend de qui a su capter sa confiance ; se créant sans raison des favoris, pour les immoler ensuite à ses caprices* : tel est, d'après notre poète, le peuple athénien ^ Savant comme il l'était dans « la connaissance des maladies politiques » — le mot est de Plutarque ^ — Euripide a vu d'où souffrait la cité athénienne. Sans parler d'allusions passagères à cette perversion de la moralité grecque dont Thucydide, vers le même temps, nous a laissé une si saisissante peinture*, le poète signale et dénonce hautement les hommes qui font tout le mal; ce sont les gens remuants, les brouillons entreprenants dont l'audace en impose au vulgaire, qui se poussent en avant et emportent d'assaut les fonctions et les honneurs \ Parmi eux, il se trouve des fils de famille ruinés, qui songent à réparer leur fortune privée aux dépens de la fortune publique ^ D'autres, et c'est le grand nombre, nés de rien, veulent arriver à tout '. Pour cela, il leur faut séduire le peuple,

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