Hygin, Fab. 122. Cf. Welcker, Griech. Trag., p
2. M. Weil (Notice sur Ylphigdnie en Taur., p. 440 des Sept Trag/fdies d'Euripide) parait incliner dans ce sens.
3. Aristote, XIV, p. 1454 a, 5-8, cite, outre une tragédie à'Hellè dont l'auteur est inconnu, Cresphonte et Iphigénie en Tauride.
étaient la violation de cette loi de nature. Il avait montré un père infligeant à sa fille ou à son fils, pour des fautes soit réelles soit supposées, un supplice cruel en lui-même, mais qui, venant d'une telle main, faisait encore plus horreur. La fille d'Jîolos, Mélanippe, pour avoir eu le malheur de selaisser séduire, est condamnée par son père à avoir les yeux crevés avant d'être jetée dans une prison souterraine ^ Cet exercice barbare de l'autorité paternelle révoltait ; ce dénouement était plus terrible encore qu'il n'était moral. L'histoire de Mélanippe se reproduit, avec quelques variantes, dans celle à'Alopè, mise à mal elle aussi par Poséidon, elle aussi condamnée par la cruauté de son père à une prison où elle trouvera la mort^. Dans un autre drame, le Phœnix, le supplice qu'un père faisait subir à son fils avait des effets plus tragiques encore, parce que le père, en châtiant le fils, s'était trompé et qu'il reconnaissait son erreur trop tard. Amyntor, père de Phœnix, avait chez lui une concubine du nom de Phthia. Comme la Sthé-