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haut degré l'intérêt, et, en amenant d'ordinaire une péripétie, avait pour effet d'imprimer à l'action plus de mouvement. Dans ses drames perdus il y avait plusieurs reconnaissances. Nous avons eu déjà l'occasion de signaler celle de Thésée par son père Egée, celle de Gresphonte par Mérope, celle d'Amphion et de Zéthos par leur mère Antiope. Une pièce qui ne fut jouée qu'après la mort du poète*, VAlcmceon à Corinthe, témoigne que jusqu'à la fin il rechercha le genre de pathétique qui naît des scènes de reconnaissance. Alcma^on, au temps de sa folie, avait eu de Manto, fille de Tirésias, deux enfants, Amphilochos et Tisiphone, qu'il conduisit à Corinthe, et qu'il confia, pour les élever, au roi Créon. La jeune fille en grandissant devient d'une beauté merveilleuse qui excite la jalousie de la femme du roi. Celle-ci, pour se débarrasser de Tisiphone, la fait vendre comme esclave. Il se trouve que c'est Alcmaeon qui l'achète, sans se douter bien entendu qu'elle est sa fille. Plus tard, le héros arrive, pour réclamer ses enfants, à Corinthe, où il ne trouve plus que son fils. Mais il est informé de ce qui s'est passé, et bientôt, nous ignorons comment, dans sa jeune esclave il reconnaît sa fille".
C'estencore une reconnaissance qui était le dénouement de VAlrxandros^. Hécube, disait-on, rêva un