et suiv
2, 524-52."). Ciccron, de Officiis, lll, 21, 82, reprochait cette maxime à Euripide. César la citait.
Ce caractère d'Etéocle dont l'ambition est la passion maîtresse — la haine pour son frère n'est que l'effet de cette ambition — est cependant un caractère incomplet. Etéocle fait rarement preuve des qualités que son rôle réclame. Cet homme qui a un si vif désir de rester roi ne possède pas les mérites d'un roi. Placé en facedes difficultés, il hésite, il tâtonne: c'est Créon qui doit les résoudre pour lui. A la nouvelle que l'ennemi va investir la ville, il veut, avec une armée inférieure en nombre, opérer une sortie, livrer bataille en rase campagne, et il parle d'inonder bientôt la plaine du sang des Argiens. Quand les réflexions prudentes de Créon ont un peu calmé sa jeune impétuosité, il propose successivement trois moyens de venir à bout de l'ennemi : une surprise de nuit, une attaque au moment du repas, une charge de cavalerie. Comme aucun de ces moyens n'obtient l'approbation de Créon, il en est réduit à suivre les conseils de celui-ci, c'est-à-dire à opposer simplement sept chefs thébains aux sept chefs argiens*. Ces chefs, il n'a pas le temps, dit-il, de les nommer; mais on peut supposer qu'il serait fort en peine de les nommer, parce qu'il serait embarrassé de les choisir. Étéocle qui, dans sa conversation avec Créon, vient de se montrer stratégiste très malhabile, ne doit pas savoir, ce qui est un des talents du commandement, faire choix de ses auxiliaires. D'ailleurs, cet homme si pressé trouve, avant de courir à l'ennemi, le temps d'adresser à Créon des recommandations de