‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 261 sur 351 · Aristoph., Oiseaux, 100, et Schol · texte numérisé non relu

Aristoph., Oiseaux, 100, et Schol

ses enfants; Alexandros (Paris) exposé à sa naissance et recueilli par des bergers, est reconnu plus tard par son père Priam ' ; ou bien, c'est un mari, comme Mendias, qui 'reconnaît sa femme et qui parvient à échapper avec elle aux dangers dont tous deux étaient menacés.

D'autres tragédies se terminaient, non moins heureusement, par des mariages. Andromède devient la femme de Persée, son libérateur; Aéropé a été condamnée par son père à être précipitée dans la mer : Nauplios, chargé d'exécuter cet ordre, n'obéit pas; il marie la jeune fille avec Plisthône. Le dénouement de VOreste, nous l'avons vu, annonce les mariages de Pylade et d'Electre, d'Oreste et d'Hermione; enfin, l'Antigone d'Euripide, contrairement à ce qui arrive chez Sophocle, épousait Hœmon-. Le vase dont le dessin est ici Veproduit (pi. 3) semble indiquer que cet heureux événement était dû à l'intervention d'Hercule ^

Ailleurs on voit des personnages qui, menacés de périr, sont inopinément sauvés, mais par des moyens merveilleux. Un faux oracle demandait la vie du

1. Il a été déjà question de ces tragédies au chapitre III, 1 {les Reconnu issances ] .

2. Aristoph. grauiui., Ar;/uni. Soph., Antig. Schol., i//ici., 13.">0. Welcker et M. Mayer De Eiiripidis mylhopœia p. 73-77, croient voir le sujet du drame dans Hygin, fab. 72. Mais ce récit peut provenir d'une Antiyone plus récente que celle d'Euripide. Pourquoi révoquer en doute ou interpréter d'une façon arbitraire les témoignages très précis du grammairien Aristophane et du scholiastc de Sophocle?

3. Pour l'interprétation de ce vase, voir Vogel, Scenen Eurip. tra- </fidien, 50-55.

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