‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 281 sur 351 · Oreste, 147, 170, 183. Cf · texte numérisé non relu

Oreste, 147, 170, 183. Cf

3. On serait tenté de supposer un mouvement analogue dans les Héraclides, t. 307-309. Mais Arnoldt, Chorische TechnikdesEuripides,

Ces limites, les choreutes se déclarent bien souvent prêts à les franchir, s'ils ne les franchissent pas en réalité. Quand Polymestor, à qui Hécube et les Troyenncs crèvent les yeux, pousse des rugissements terribles, menaçant de tout détruire, les femmes du chœur s'apprêtent à porter secours à leur maîtresse : elles n'en ont pas le temps, car celle-ci reparaît aussitôt'. Celles à' Andromaqiœ répondent trop tard aussi à l'invitation de la nourrice, qui veut les faire entrer dans le palais pour sauver la vie d'Hermione, laquelle d'ailleurs ne se tue point^. Dans VHippolyte, quand la nourrice appelle au secours de Phèdre qui vient de se pendre ; dans Médée, lorsqu'on entend les cris des enfants que leur mère égorge, le chœur sans doute ne peut ni ne doit arrêter la catastrophe, qui est nécessaire; mais, s'il n'agit pas, si dans son trouble il délibère et il hésite, du moins il se porte en avant et il est près d'agir'' : et ces velléités d'action, toutes conventionnelles qu'elles sont, en donnant satisfaction à la vraisemblance, sont dramatiques. Une fois même, une seule, il est vrai, le chœur intervient réellement, dans la personne de son chef. Au moment où Théoclyménos veut châtier sa sœur, qui a favorisé l'évasion de Ménélas et d'Hélène, le coryphée, suivi peut-être de quelques-uns de ses hommes, monte sur la scène, barre le chemin au roi, le retient par ses vête-

p. G3, a inontré, après Schouborn, que les paroles d'Iolaos s'adressent non aux gens du chœur, mais à Démophon, à Acamas son frère et à leur entourage.

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