Ces deux pièces ont été jouées en
3. Faut-il voir une imitation du proeédé de l'ironie socratique i dans le dialogue de VHippolyte où le serviteur (v. 88-101), voulant. décider son maître à honorer Cypris, cherche à l'y amener par uno série de questions qu'il lui pose et auxquelles celui-ci répond en don- | nant son assentiment? . .
-4. Diog. Laërte, II, 33: - .',...
de la morale socratique. Ceux qui seraient tentés de le représenter comme tel ne l'auraient pas bien lu. Pour choisir un exemple saillant, le grand principe de Socrate que la moralité est inséparable de la science, se retrouve-t-il quelque part dans l'œuvre du poète? Les passages que l'on a essayé d'interpréter dans ce sens, ne nous paraissent pas exprimer ce qu'on veut leur faire dire. Dansl'un, celui d'Héciibe^ l'effet de l'éducation, non de la science, sur la vertu n'est admis que dans une mesure restreinte, à côté de l'effet non moins puissant de l'hérédité ^ Dans le passage des Supplia7ites^ , le poète reconnaît l'influence de l'éducation sur le sentiment de l'honneur militaire et sur la formation du courage viril. Mais il est évident que ce genre d'éducation se fait avant tout par l'exemple, qu'il ne constitue point une science comme l'entend Socrate. Au contraire, les textes d'Euripide qui contredisent le principe socratique abondent: Phèdre n'est pas seule à déclarer que l'homme connaît le bien, sans avoir la force de l'accomplir*; d'autres personnages tiennent exactement le même langage. Le poète revient plusieurs fois sur cette idée que la nature, c'est-à-dire l'instinct ou la passion, est une force supérieure qui fait violence à la raison, et contre laquelle l'éducation reste impuissante^ Celle-